Le grand débat des expatriés et des touristes à Ho Chi Minh Ville : faut-il ou non prendre des glaçons quand on commande une boisson ? Les conseils aux voyageurs en pays tropicaux voudraient qu’on évite de prendre des glaçons sous peine de ne plus faire la différence entre la grande et la petite commission, mais plus grave encore, de se choper une très vilaine bactérie qui vous conduirait à terme à la mort ! Mais comment peut-on écouter ce genre de conseils quand on a sué comme des boeufs sous 30 degré à l’ombre pour atteindre le café le plus proche, qu’on a décidé de laisser la première place au chameau pour le record du monde du temps passé sans boire, et qu’on ne demande qu’une chose : la boisson la plus rafraîchissante et la plus délicieuse du pays hihi, le CAFE SUA DA (traduisez café au lait avec des glaçons) !Bah nan, on ne fait pas comme dans le désert, on veut une boisson fraîche!Et il faut dire qu’ici, commander une boisson sans glaçon, ça équivaut à demander une boisson bouillante! Cependant, faites ce que je dis et non pas ce que je fais : ne prenez pas de glaçons :p!Pour les plus téméraires d’entre vous, peut-être que ces photos vous dissuaderont d’en prendre…
Pour la fin, je vous ai gardé une solution miracle pour les troubles digestifs pour cause de gloutonnerie aux glaçons, ce n’est pas du tout scientifiquement prouvé, juste empiriquement prouvé ! Roulement de tambour… le café noir sans sucre ! Prendre du café noir quand on commence à sentir que plus rien ne pourra être retenu est très efficace, pour l’avoir testée moi-même.
Le fameux marché où tu peux trouver de tout ou presque et même de ce dont tu n’as pas besoin. Même si ton but n’est pas forcément d’acheter, il serait inimaginable de venir à Ho Chi Minh-Ville sans avoir visité cet endroit rempli de vie et ses magnifiques étalages. On peut y trouver au centre des petites gargotes, où on ne mange pas si mal que ça, ais il faut oser goûter tout ce qui est présenté genre le poulet à la sauce poussière façon collé à la vitre ayant fermenté pendant une semaine, hmmmmm… J’en connais qui se lèche déjà les babines ! Je vais essayer la prochaine fois, je vous en dirais des nouvelles…
Personnellement, je passe pour une locale quand je n’ouvre pas la bouche, mais les pauvres étrangers se font très souvent interpeller dans leur parcours. Sur tous les stands, il y a une phrase redondante à laquelle on ne peut absolument pas échapper ” Hello madam! what are you looking for?”, on passe dans les stands de vêtements, on te présente n’importe quoi, même des caleçons si jamais ton petit copain en manquait, “Madam! T-shirt?!” ; “Many colors, many sizes!”; “It’s beautiful for you!”, on tourne et on se retrouve dans un stand qui vend du café “Madam! Drink coffee?”. Plus loin, on voit les marchands de fruits qui nous demande 1$ par photo qu’on prend, parce que nous les sales touristes et bah, on trouve ça tellement mignon et joli qu’on ne peut pas s’empêcher de tout prendre en photo… Est-ce qu’il y a des touristes à Paris qui prennent des photos de nos marchés à part les japonais? Nan? Bah nous, c’est ce qu’on fait! On continue un peu et on voit d’autres étrangers en grand marchandage, tapant leur prix ridicule sur la calculatrice pour de jolies tongs qui auraient coûté 5 fois plus cher dans leur pays, je ne critique pas, mais c’est vrai qu’on abuse parfois et on sait qu’eux, ne nous feront jamais un prix vietnamien. On a plus d’argent, alors on paie plus cher mais toujours moins cher qu’en France! Et la promenade continue avec les marchands de bonbons et sucreries locales, de décorations de maison, de parfums, de cigarettes, de viandes séchées et j’en passe! On finit par le marchand de perruque, les unes synthétiques, les autres avec de vrais cheveux… c’est doux… et on retrouve enfin la lumière du jour… enfin, il fait déjà tout noir quand on se décide à sortir…
Les fruits ici sont délicieux, beaucoup plus goûteux que ceux importés en France, vous vous en doutez bien!Pour le moment, je n’ai goûté à aucun fruit non mûre. Je vous laisse quelques photos et si vous êtes sages, je prendrais des risques en en cachant quelques uns dans mon sac a dos de routarde pour que vous puissiez y goûter.
Petite parenthèse : il me semble que Niaco avait raison en disant qu’il y avait deux sortes de noix de coco… J’ai bu du jus de noix de coco directement dans petite coque ou noix (je ne sais pas comment on dit…), et elle ne ressemble pas du tout a la noix de coco noire…Elle est verte…
Dédicace à deux fruits que j’adore manger ici : le mangoustan, il est tellement bon, je crois que je pourrais me nourrir que de ça, et surtout quand il fait chaud, il rafraîchit énormément! Et bien sûr le DURION, qui repousse par son odeur assez forte, attention ça ne pue pas comme certains aiment le dire, ça sent juste très fort. Quand on n’est pas habitué, on a du mal à le trouver bon, mais ceux qui ne persévèrent pas manquent quelque chose, c’est sûr! Ce sont aussi les deux fruits parmi les plus coûteux pour les vietnamiens.
Et maintenant, place aux photos!
Je suis partie en week-end avec une étudiante en médecine que j’ai rencontrée à l’hôpital sur une île encore sauvage et très peu touristique du nom de Can Dao. On a eu beaucoup de chance parce qu’apparemment, ce n’est pas si facile d’avoir des places d’avion quand on est étranger, on les a eues grâce à une médecin vietnamienne (bah oui, il n’y a pas de féminin pour médecin). En effet, il n’y a qu’un seul vol par jour qui fait l’aller retour, et c’est un tout petit avion de 65 places. Le vol ne dura que 40 minutes, à peine le temps de dire ouf, on était déjà au-dessus des îles avec l’eau turquoise… On rêvait déjà d’être sur les plages… Au tout petit bâtiment qui servait d’aéroport, un monsieur nous attendait déjà avec nos noms marqués sur un panneau, c’était si mignon! On a attendu nos bagages et c’était assez artisanal disons, pas de tapis roulant comme dans les grands aéroports, juste un petit bus qui nous ramenait nos bagages dans un trou dans le mur et une espèce de pierre où tous les bagages étaient déposés. Une fois nos sacs récupérés, hop! Dans le mini bus! On se tape les commentaires du monsieur Hôtel en vietnamien parce qu’on est bien sur les seules étrangères dans le bus… Je vous disais que l’île n’était pas encore envahie par les touristes et c’était vrai! Voyant qu’on ne comprenait rien de rien, monsieur H., compatissant, tente alors de nous expliquer en anglais avec l’accent vietnamien… On dit oui de la tête mais en fait on a rien pige! On s’est donc retrouvées dans un cimetière à rendre hommage aux morts… Petit rappel historique : sur cette île, les français et les américains ont construit des prisons pour les détenus de guerre. Beaucoup de soldats sont morts dans ces prisons où on pratiquait la torture. C’est là où on a vu que les vietnamiens étaient beaucoup plus patriotiques que nous et qu’ils n’avaient aucun esprit de rancune par rapport à ce qu’il s’etait passé dans le temps. Un vietnamien nous a dit en anglais :”On vient rendre hommage aux soldats pour ne pas oublier le passé, mais avec vous, les français, on ne parle que de l’avenir”. Puis arrivées à l’hôtel où on avait une jolie piscine et une plage privée, on en a profitées avant que le soleil ne se couche et on a dîné au bord de la plage.
C’est le lendemain que tout se corse… Le matin, on décide de se louer des motos pour aller faire le tour de l’île et s’arrêter dans les endroits qu’on trouverait sympas. On commence à tester les motos, c’était la première fois pour toutes les deux et on n’était pas très douées sur le coup, le personnel de l’hôtel flippait un peu de nous laisser les motos, mais on est finalement parties sans souci. Cheveux au vent sous le soleil, c’était génial ! Oups, le grain de sable arrive! On rencontre deux vietnamiens sur la route, ils nous proposent bien gentiment de les suivre, ils connaissent une plage superbe et ne nous demandent pas d’argent. Ils avaient l’air plutôt “friendly” et ils connaissaient sûrement mieux que nous les plages de l’île alors on s’est dit allez pourquoi pas! Dans quelle galère on s’est embarquées !!! On a commencé à prendre des petites routes sablonneuses, et je ne sais pas si vous avez déjà essayé de faire de la moto sur le sable, non? Bah, je peux vous dire que c’est quasi impossible et que ça glisse! Et ce qui devait arriver arriva, ma moto a glissé et est retombée sur moi, résultat : énormes bleus à la jambe gauche et au bras droit. Le temps de m’en remettre un peu, les autres me consolant, et hop, c’était reparti, j’avais envie de voir cette magnifique plage quand même. On est arrivées donc sur une première plage, elle était plutôt pas mal, mais ce n’était pas encore celle-là, on devait garer nos motos là, et continuer à pieds… Pas de souci pour les motos, la réceptionniste nous l’a assuré “No criminals in Can Dao”, on laisse donc nos motos sans plus d’inquiétudes. On a demandé combien de temps ça nous prendrait, l’un des vietnamiens nous dit que ça ne prendra que 30 min de marche… C’est bon, ce n’est pas long, on les suit… On est entrées alors dans une espèce de jungle forêt dans la montagne qu’il fallait traverser pour se retrouver de l’autre côté de l’île, et c’est comme ça que débuta mon chemin de croix… Une première rencontre avec des guêpes, une dizaine qui m’ont piquée alors que je ne leur avais rien fait ! Et je peux vous dire que ça fait hyper mal! Il faisait vraiment chaud et on suait par litre d’eau, j’étais en tongs parce qu’on n’avait pas prévu de marcher des km, et une de mes tongs a fini par me lâcher… On a essayé de réparer ma tong avec le cordon de l’appareil photo et j’ai marché avec cette tong de fortune… après 2h de marche, on arrive enfin… et là … la stupéfaction : la plage la plus moche de l’île, que des rochers!! C’est là que mon autre tong me lâcha… les pierres brûlaient sous mes pieds, j’étais fatiguée et avec mon amie, on avait envie de rentrer tout de suite. Manque de bol, ce n’était pas du tout le plan des deux autres, ils sont partis pêcher tandis que nous les attendions… On est partis un peu se baigner, histoire de dire qu’on n’était pas venues pour rien. Valériane, l’étudiante en médecine, me retrouve des tongs échouées sur la plage, pas de la même taille mais c’était mieux que pieds nus pour rentrer. On n’avait pas ramené assez d’eau et pas assez à manger et on était coincées là parce qu’on ne connaissait pas le chemin du retour dans la cambrousse… L’idée de contourner l’île à la nage germa mais aucune de nous n’avait l’esprit assez suicidaire pour le faire. Quand ils eurent fini de s’amuser, on est rentrées en courant presque parce qu’ils ne voulaient pas qu’on se retrouve dans la forêt dans la nuit ; j’étais épuisée et je pensais que j’allais finir par mourir dans la forêt. On est arrivées saines et sauves à l’hôtel pour un dîner bien mérité et une grande nuit de sommeil… Demain, pas de bêtise, on se fait les musées et les prisons tranquilos…
Comment attiser la curiosité de tous les vietnamiens? Avoir une tête d’asiatique et ne pas parler vietnamien. On m’accoste souvent pour me demander des renseignements ; tout du moins, je suppose qu’ils me posent une question… J’ai essayé d’apprendre ‘je ne comprends pas’ en vietnamien mais comme par hasard, je ne m’en souviens jamais pour le répéter. Du coup, mon langage des signes a pu être mis à contribution : je fais les marionnettes (après avoir observé un certain temps les vietnamiens, je suppose que ça doit vouloir signifier la négation) et je dis non de la tête pour potentialiser mon incompréhension. La, ils se marrent et je me dis que je devrais démarrer une carrière d’humoriste a Ho Chi Minh-Ville.
A l’hôpital, le visage des médecins vietnamiens se transforme toujours en un grand point d’interrogation quand ils me voient. Les questions commencent alors à fuser en français et en anglais, j’ai du répéter au moins 20 fois la même explication, de telle sorte que je ne me souviens même plus à qui j’ai déjà donné l’explication. Je suis en train de réfléchir sur le fait d’investir dans un dictaphone…
Comme tous les matins, j’ai pris mon petit bus à Ben Thanh Market, le 34, et ce matin-là, un petit garçon est venu s’asseoir à côté de moi, il devait avoir 5 ou 6 ans. Pour faire passer mes 30 minutes de bus, je décidai donc de lire un peu “Les hommes qui n’aimaient pas les femmes” du suédois qui est mort. Quelques minutes passèrent avant que le curieux petit bonhomme à côté de moi ne fasse irruption dans ma lecture, il me montra du doigt la couverture en me parlant en vietnamien, je me sentis alors fort dépourvue sans que la bise ne soit venue, je ne comprenais rien à ce qu’il me disait. Je lui répondis alors en français : ‘Mais tu sais, je ne comprends rien à ce que tu me racontes!’ en prenant un air vraiment désolée. Il me regarda avec un air interloqué puis sans être plus perturbé que ça, continua à me parler vietnamien. Je me suis dis que j’aillais écouter son petit chant d’oiseau et faire semblant de comprendre ce qu’il me disait. Il finit par être très intéressé par mon marque page qui était un papyrus que mes parents m’avaient ramené d’Egypte. Il le prit, voulut le manger (je l’en ai empêché bien sur!) et recommença à me parler, je lui ai lu alors ce qui était écrit sur mon livre et il répétait après moi en rigolant. Etant un petit garçon rempli d’énergie, il a commencé à me raconter une histoire avec comme personnage principal, devinez qui? Mon marque page! (je jouais bien avec des feutres comme personnages alors je ne me moque pas!). Je sus alors que les 30 minutes allaient passer plus vite que prévu… A la fin, je lui offris le marque page, je l’aimais beaucoup, mais ce n’est pas vraiment un don quand on offre quelque chose auquel on ne tient pas. Ma journée commençait bien…
Je suis arrivée à Ho Chi Minh-Ville pile pour la saison des pluies… avec la pullulation de moustiques en tout genre qui vous filent des maladies dont vous n’avez jamais entendu parler en France, sauf pour les grands voyageurs. Pour l’instant, je n’ai pas été trop piquée… Mais chut, les méchants moustiques pourraient m’entendre et venir m’attaquer… Je me dis que peut-être, ils reconnaissent mon sang vietnamien, je suis un peu l’une des leurs finalement…
Les jours ne sont pas très longs, le soleil se lève vers 5h00, allez 5h30 quand il fait sa grasse mat’ et se couche vers 18h00 le soir, et ça fait pas de mal, parce que du coup, tu as un peu moins chaud, mais un peu moins, une sorte de vue de l’esprit.
La CHALEUR, oui, parlons de celle qui me fait le plus souffrir ici! Parce qu’en plus cette chaleur, elle te crache dessus, elle est humide et sa salive me colle à la peau. En moins de 5 minutes, je deviens un attrape mouche ambulant! Dans ces moments là, je n’autorise personne a me toucher… C’est plus pour les autres que pour moi… Je ne voudrais pas qu’ils finissent attachés à moi pour le restant de leurs jours. Mais il existe des solutions à Ho Chi Minh-Ville, un peu temporaire, je l’avoue mais ça fait du bien sur le coup : les CENTRES COMMERCIAUX… Aaaaah, quel génie celui qui a invente la clim’!! Dans ces centres commerciaux, tout le monde entre pour profiter de la clim’, se promène mais personne n’achète, les produits sont bien trop chers, c’est même parfois plus cher qu’en France! Je me demande bien comment ces magasins font pour survivre… A moins qu’un seul client suffise, vu les prix exorbitants…
Une autre chose Humide ici, c’est la PLUIE!! Je l’aime quand elle nous rafraîchit l’atmosphère et qu’elle nous amène sa petite brise, quand tu vois les gens s’agiter autour de toi et se dépêcher de rentrer, parce que quand elle arrive, c’est par trombes, ta douche quotidienne tu l’auras eu! Je la déteste quand elle me fait glisser dans mes tongs, quand elle fait de la boue et qu’elle salit mes tongs… Y’a personne pour me les nettoyer… Quand, je dois remonter toute la rue pour arriver à la maison et qu’il fait tout noir, et enfin, quand elle m’empêche de papillonner dans les parcs de la si jolie ville d’Ho Chi Minh-Ville. Ici, il peut pleuvoir n’importe quand ; la cape de pluie, tous les vietnamiens l’ont bien compris, est un des objets de survie à ne pas oublier dans son sac ou son coffre de mobylette.
A Ho Chi Minh-Ville, quand vous achetez un truc et qu’ils n’ont pas de petites monnaies ou prétendent ne pas en avoir, genre 200, 500 dong, ils vous donnent des bonbons à la place et pas forcément bons en plus… La première fois, je n’ai pas compris et j’ai réclamé mon argent, mais apparemment ça se fait souvent… Seulement quand on y réfléchit, avec tous les clients qui passent et qui ont des bonbons à la place de leur monnaie, ils doivent bien se remplir les poches. Deux solutions, avoir de la monnaie sur soi ou ne pas acheter des produits où on doit vous rembourser de la tite monnaie.
Dédicace à Philou : merci pour ton conseil !
A Ho Chi Minh-Ville, la circulation est tellement dense que si on attend notre tour pour traverser, on pourrait se construire une maison secondaire au rond point du marché Ben Thanh. Ca ne s’arrête pas, il ne faut pas rêver…
Si on sait traverser d’un bout à l’autre le rond point du marché Ben Thanh aux heures de pointe, on est prêt à traverser toutes les rues d’Ho Chi Minh-Ville sans problème! Ma première expérience fut un bel échec, 5 minutes à attendre sans oser tenter de me faire écraser par un niakoué jusqu’à ce que Zorro arrive… Un vietnamien m’a prise par le bras, m’a aidée à traverser comme une petite vieille, m’a souri et puis est retourné, plein d’usage et raison, vivre sa vie sur le trottoir d’en face, je n’ai même pas eu le temps de dire merci tellement ça m’a surpris!
Les autres fois furent alors de véritables challenges pour moi, c’est devenu un jeu plutôt sympa : traverser les rues d’Ho Chi Minh-Ville. Bah, on s’amuse comme on peut hein?! Et moi, je m’amuse toujours d’un rien.
Plusieurs techniques s’offrent à vous : façon les indestructibles, moi j’ai peur de rien ni de personne, on ne regarde pas les voitures ni les deux roues et on y va, surtout pas en courant, à notre rythme, et comme par enchantement, les voitures et deux roues t’évitent en n’oubliant pas de te klaxonner à mort pour te montrer leur mécontentement. C’est assez surprenant mais il ne faut surtout pas hésiter, tu t’imposes ou tu te reposes… sur le trottoir.
Façon je n’ai pas envie de crever tout de suite : on regarde les deux roues et on traverse doucement en leur faisant signe de ralentir…ils n’écoutent pas forcément mais c’est histoire de se rassurer un peu en traversant.
Façon “Tous ensemble, tous ensemble, ouais, ouais!!” ou “l’union fait la force”: on attend des amis pour traverser et on se met en dernier sur la ligne de mire, comme ça, ils se font défoncer avant nous!
Enfin la dernière, façon Zazie : je tourne en rond, je tourne en rond dans le même paté de maison… Pas besoin de traverser…
Pour ma part, je suis devenue une pro du traversage de rue, vous pouvez toujours me demander conseil ;).
J’enverrai des photos dès que possible parce qu’il faut aussi voir les choses en images.
Arrivée à la douane de l’aéroport d’Ho Chi Minh, on me parle en Vietnamien…hum… “Sorry, I don’t speak vietnamese…”, regard interrogateur du douanier. Il me montre mon passeport en disant machin bidule truc LE… Ce que je traduirais par “mais vous avez un nom de famille vietnamien non?”… Mince, prise la main dans le sac! Alors, je m’aventure et tente d’expliquer que mes parents sont nés au Vietnam, mais qu’ils sont d’origine chinoise, que je suis née en France, que je parle cantonnais… Bref… Ce ne sera que le début d’une série de vietnamiens me posant la même question… Je suis habituée à l’étrangeté de ma situation dans les pays asiatiques.
Moment d’attente interminable pour les bagages, suis-je la seule à me poser ce genre de questions? Je parle des suivantes : “Est-ce qu’ils n’ont pas perdu mes bagages? J’ai fait une escale et ils ont oublié mes bagages à Bangkok? Est-ce que je vais rester là encore longtemps? Faites qu’il y ait des gens qui restent après moi pour les bagages… Et si quelqu’un avait le même sac que moi et l’avait emporté par erreur? J’ai oublié de mettre une étiquette avec mon nom sur mon bagage… Qu’est-ce que j’ai mis dans mon sac et que je regretterais à vie d’avoir perdu? Je n’aurais jamais du prendre la tite robe style japonaise trop mignonne…” ; enfin, toute une série de questions idiotes que je me suis posées à cause de l’attente… Ca ne vous est jamais arrivé? Bon, finalement, j’ai récupéré mes bagages, pas de mauvaise blague cette fois-ci! Contraste entre la clim à fond de l’aéroport et la chaleur polluée de l’extérieur… Je suis bien arrivée… Enfin… Parce que le trajet fut long mais je vous raconterai plus tard.
Arrivée en centre ville, une fourmilière de mobylettes, scooters ou truc à deux roues, nous fait avancer avec le taxi centimètre par centimètre : des klaxons pour se manifester, des clignotants ne servant pas à grand chose, de probables règles de la circulation mais respectées par qui? Des feux rouges ou des feux de décoration en option, des femmes, des hommes de tout âge à bord de ces engins plus nombreux que les piétons sur les trottoirs. Ca grouille et c’est déjà incroyable, c’est la VIE et une grande aventure qui commence…
Voici un petit blog pour connaître un peu toutes les émotions et les histoires d’Hélène Lé partie 3 mois à l’aventure au Vietnam.
Message d’introduction : “Je tiens à préciser que tout ce que je vais raconter ne tient pas lieu de VERITE universelle et ne sera que le fruit de mon observation complètement subjective des choses. Mes yeux d’étrangère vont vous guider à travers un pays et en particulier une ville qui en vaut le détour. Suivez moi bien et accrochez vous!!”
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